Insécurité dans les entreprises minières au Katanga : « Claude Kipeleka doit être traduit en justice », recommande JUSTICIA Asbl 

La maison civile du chef de l’Etat est appelé à diligenter une enquête sur M. Claude Kipeleka, chairman de SAK Mining et de le traduire en justice pour l’utilisation des militaires à commettre des actes contraires à leurs devoir et des violations des droits humains. 

C’est l’une des recommandations faites par l’ONG JUSTICIA Asbl au vu de la montée des incidents sécuritaires sur les sites des entreprises minières opérant dans les deux provinces précitées.

Le dernier cas en date est celui des événements inédits se déroulant sur la mine de COMIDE, entreprise membre du groupe ERG, soutient l’ONG.

En effet, précise le communiqué de l’ONG JUSTICIA Asbl, « dans la nuit du 13 au 14 septembre 2023, près de 100 militaires des forces armées congolaises ont investi les installations de l’entreprise COMIDE en cassant le matériel de forage, brulant les tentes servant d’abri aux éléments de la police des mines et menaçant quelques éléments des FARDC qui ont abandonné le dépôt d’explosifs que l’entreprise utilise pour les services de minage ». 

« Cet abandon du site d’explosifs entre les mains des personnes incontrôlées constitue un grand danger non seulement pour l’entreprise mais aussi pour les communautés locales qui sont tout autour de la mine de COMIDE », souligne le communiqué.

Des informations en possession de JUSTICIA Asbl renseignent que « ces militaires envahisseurs se seraient ligués avec des jeunes des villages voisins du site se réclamant membres du parti politique UNAFEC et disposant des machettes et autres armes blanches, percevant indument des taxes auprès des coopératives et autres creuseurs illégaux qui alimentent ce vaste réseau maffieux avec la bénédiction de quelques services de l’Etat ». 

JUSTICIA Asbl tient à rappeler que ces incursions musclées dateraient de plusieurs mois déjà, si pas années et que des coopératives appartenant aux sujets libanais et pakistanais comme Ismaël et Ibrahim, non autrement identifiés, seraient de mèche avec un certain Claude Kipeleka se faisant passer pour un des conseillers du Président de la République, Felix Antoine Tshisekedi. 

A l’Auditeur Général près la Haute Cour Militaire, JUSTICIA Asbl demande d’ouvrir des actions en justice « contre tous les militaires ou magistrats militaires qui se seraient compromis dans la commission des violations des droits de l’homme sur le site de COMIDE et autres sites miniers qui sont victimes ».

Et de contribuer à l’application de la mesure prise par le Conseil Supérieur de sécurité prise lors de la réunion du 13 avril 2019 tenue à Lubumbashi, interdisant la présence des militaires sur les sites miniers.

Rachidi MABANDU 

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